L’AFFAIRE GALILÉE

L’Affaire Galillée

Par Jean-Pierre Lonchamp

Editions Cerf

Sortie : 1988

Niveau de difficulté : 1/5

1111

Une bibliothèque qui renouvelle ses livres et une jolie découverte que ce petit ouvrage pour retracer la vie de Galilée.

« Et pourtant, elle tourne ».

Galilée, né en 1564 à Pise, ne se destinait pas à l’étude de l’astronomie. Ce sont les mathématiques. Mais c’est grâce à l’enseignement de l’astronomie, durant ses fonctions de lecteur de mathématiques à l’Université de Padoue, qu’il montrera un intérêt croissant pour l’étude des astres.

Il est d’ailleurs devenu, avant le début des années 1600, un fervent défenseur du modèle héliocentrique de Copernic, beaucoup plus « probable » que le modèle de Ptolémée.

Braquant sa propre lunette vers le ciel, il sera un des premiers à observer les véritables preuves de l’irréfutabilité de ce modèle. Il observera la Lune, les principaux satellites de Jupiter… Attention, les optiques de l’époque ne permettent évidemment pas de mener des observations de très grandes qualités !

Suite à ses premières publications et ses premiers succès, Galilée est très vite rattrapé par les accusations d’hérésie. Fort heureusement, il évitera le sort qui a été réservé à Giordano Bruno, quelques années auparavant. Cet épisode aurait d’ailleurs servi à Galilée pour ne pas trop exposer et affirmer ses thèses devant l’Inquisition.

Cette dernière s’inquiète et décide de mettre à l’index l’œuvre de Copernic jugée « incongrue et absurde ».

Galilée ne dira pas son dernier mot. Et en 1623, l’élection du pape Urbain VIII, ami de Galilée et jugé plutôt « libéral » en ce qui concerne la science, est une réelle surprise.

L’avenir n’est pourtant guère plus clair à peine dix années après son élection, lorsque Galilée publie son œuvre « Dialogue ». Il met en avant les deux systèmes du monde, que défendaient respectivement Ptolémée et Copernic, par un jeu de scène entre trois personnages. Parmi eux, Simplicius, fera coulé beaucoup d’encre… Ce personnage, traduit comme étant un bouffon, serait en réalité la personnification du pape en fonction. Ce que Galilée démentira formellement en justifiant son choix : Simplicius n’étant autre qu’un mathématicien du VIème siècle.

Le contexte politique de l’époque n’arrangera rien à l’affaire judiciaire. Face aux diverses pressions exercées sur le pape, le jugeant trop laxiste face à la « montée » des hérétiques et pour sa politique étrangère, Urbain VIII a l’occasion de frapper un grand coup en condamnant Galilée pour son œuvre.

Galilée, fut-il pour autant épargné par le pape lors de son procès ? Assigné à résidence, Galilée a sans doute évité le bûcher grâce à cette ancienne amitié avec Urbain VIII. Mais cette condamnation a eu des conséquences sur les milieux intellectuels puisque beaucoup préférèrent publier lors ouvrage après leur mort pour éviter un jugement tronqué.

Tous les détails de « l’Affaire Galilée » sont à retrouver dans ce très bon livre (certes plus tout jeune mais encore tout à fait d’actualité), de Jean-Pierre Lonchamp.

 

 

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